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Né à Cannes en 1973, je vis et travaille sur la côte d’azur, le plus souvent à Tanneron où j’habite et Nice et ses alentours où je travaille à la création de multiples pièces uniques avec des artisans locaux.

Paysagiste concepteur de formation, j’ai eu le privilège d’être formé à l’école méditerranéenne des Jardins et du Paysage à Grasse dans les années 1990. De grands noms de l’architecture, de l’art et du paysage ont forgé ma vision de la conception d’espace et initié mon travail de plasticien.

Baigné dans la culture de l’image sur écran, je pose un constat de submersion de notre inconscient dans un flot d’images incessant et saturant. Notre cerveau machine emmagasine des dizaines de milliers d’informations visuelles en permanence et rien ne semble le combler.

Sa capacité semble sans limites et j’en viens à me demander quel algorithme naturel arrive à compresser autant de données dans si peu d’espace. Je me demande également dans quelle mesure ce flot d’informations utiles et inutiles n’engendre pas une évolution adaptative de ce cerveau machine.

Mon travail a, depuis le début, consisté à étudier et mettre en œuvre toute une série d’algorithmes informatiques associés à l’image et à m’en servir pour fabriquer des pièces interrogeant notre rapport à la couleur ou aux formes mais aussi à la mémoire des images enregistrées dans notre cerveau machine.

Ma première ‘période’ a consisté à plonger dans des images en modifiant le spectre chromatique par une solarisation algorithmique issue d’un traitement informatique. Celui-ci me permettant de découvrir de nouvelles formes et de nouvelles harmonies de couleur tout en augmentant la définition de l’image initiale jusqu’à en découvrir les artefacts de compression.

Ce travail essentiellement informatique au début m’a poussé dans un choix chromatique de couleurs ‘antagonistes’ créant un effet particulier, rouge/vert ou orange/bleu qui poussent notre vision dans une sensibilité particulière. J’ai donc commencé à transposer ce travail chromatique en peinture sur toile essentiellement basée sur le regard, comme un clin d’œil à l’outil permettant de percevoir ces œuvres.

Certaines de ces toiles ont été conçues pour être éclairées par un écran de télévision, le changement de couleurs permanent permettant de percevoir par moment l’image initiale et toutes les variantes possibles.

Après la couleur est venue la forme, j’ai travaillé sur l’idée de réduire l’information visuelle au minimum pour forcer notre cerveau machine à compléter ce qu’il percevait. Toujours pour tenter de comprendre la manière dont notre esprit ‘imprime’ les images. Pour cela j’ai utilisé un algorithme permettant de transformer les nuances de gris en une trame de points et j’ai réduit cette trame au minimum de points nécessaires pour comprendre l’image représentée.

Ce travail m’a rapproché de l’Op Art même si ce n’était pas mon but, et j’ai produit beaucoup d’œuvres de petite taille nécessitant d’être tenues à bout de bras pour être ‘décryptées’ et quelques pièces plus grandes sur toile ou en découpe d’acier.

J’ai également expérimenté un autre algorithme basé sur le travail d’Alan Turing et son travail sur la réaction diffusion (The Chemical Basis of Morphogenesis) appliqué à l’image, toujours pour essayer de comprendre la manière dont notre esprit enregistre ces données.

Après avoir également exploré la perception de formes à travers la matière, je me suis mis à travailler avec un algorithme me permettant de créer des objets en trois dimensions représentant une image en deux dimensions. Cette image se révélant au passage de la lumière à travers la matière.

La matière enregistrant des données de luminosité directement dans sa forme en trois dimensions. J’ai déjà expérimenté depuis plusieurs années des pièces dans une matière minérale synthétique translucide de type ‘solidsurface’ et je suis en train de transposer ce travail dans de la pierre naturelle.

N’hésitez pas à me contacter

Gines-david Perez dit ‘Palancus’

“L’acte de la découverte a un aspect disruptif et un aspect constructif. Il faut qu’il brise les structures de l’organisation mentale afin d’agencer une synthèse nouvelle”

Dans Le cri d’archimède d’Arthur Koestler (1960)